QUESTIONS
 
Qu'est-ce qu'une étude hydropédologique?
 
  En quoi consiste une « étude hydrogéologique » pour l’assainissement autonome d’un terrain constructible (encore dénommée « étude hydropédologique ») ?

Tout projet de construction d’habitation non raccordée à un réseau collectif d’assainissement doit prévoir la mise en place d’un dispositif d’assainissement autonome. Un tel dispositif, constitué par des tranchées d’infiltration ou un tertre filtrant, assure l’épuration secondaire des eaux usées produites par l’habitation concernée ; sa réalisation nécessite au préalable une étude des conditions hydrogéologiques sur le site, notamment les capacités d’infiltration dans la couche superficielle du sol.

L’étude comprend :

- l’examen des conditions générales d’écoulement des eaux superficielles et souterraines dans l’environnement du site ;

- un certain nombre de sondages réalisés à la tarière manuelle ou avec un engin mécanique si c’est nécessaire : la profondeur et le nombre de sondages (en général 5 à 10 sondages à moins de 1 m de profondeur) dépendent du terrain prospecté ;

- des « tests de percolation » dans les sondages : les trous des sondages sont remplis d’eau jusqu’à 10 à 20 cm de la surface et on mesure la vitesse de descente du niveau d’eau pendant une durée significative (une heure ou moins si la perméabilité est assez forte, plusieurs heures si la descente est très lente) ;

- un rapport résumant les résultats des investigations, avec tous les éléments d’identification du projet (références cadastrales, etc…) permettant l’instruction administrative du dossier.

Le délai d’exécution d’une étude « standard », pour une maison individuelle ou un petit lotissement, ne dépasse jamais un mois, entre la date de la commande ferme et la remise du rapport. Ce délai peut être raccourci ou allongé dans certains cas particuliers, après négociation avec le client.

En principe, la présence du propriétaire du terrain ou de son représentant n’est pas nécessaire pendant la reconnaissance du site. Pour réaliser l’étude, l’Ingénieur-Conseil a seulement besoin :

1. d’un extrait du Plan Cadastral (et si possible de la matrice) avec la localisation précise des parcelles à étudier et leur superficie ;

2. de l’accès à un point d’eau le plus près possible de la zone des reconnaissances. La quantité d’eau nécessaire aux tests de percolation est, en général, de l’ordre de 20 à 30 litres. Si on a été obligé de faire des tranchées à la pelle mécanique, une alimentation en eau spéciale doit être prévue (citerne mobile ou tuyau).

Tout autre document ou indication utile à la compréhension des écoulements sur le site peut être communiquée à l’Ingénieur-conseil (plan de géomètre, compte-rendu de travaux de remblaiement ou d’excavation, existence d’un puits utilisé ou abandonné, risques d’inondation,…).

Au vu des résultats de l’étude hydrogéologique, l’Administration (DDASS, DDE) décide quel est le type de dispositif d’assainissement autonome à mettre en place et fixe ses dimensions ainsi que les autres spécifications éventuelles à respecter. Dans son rapport, l’Ingénieur-Conseil peut faire des recommandations ou des mises en garde mais ne peut pas conclure sur la faisabilité et les modalités de l’assainissement autonome.

Le coût minimum d’une étude hydrogéologique d’assainissement autonome est de 836 Euros Hors-Taxes en 2008, tous frais compris (déplacements, mesures sur le terrain et interprétation, rédaction et édition du rapport en 2 exemplaires).